JUIN-JUILLET-AOUT 2009

(CONGO-AFRIQUE » Afrique - Actualités)

De Kemet à l’autre rive de l’Equate

Afrique - Actualités
Deux auteurs, deux ouvrages et deux itinéraires qui plaident tous pour l’identité africaine et le rejet des préjugés. Autant l’appartenance à un territoire ou à un espace donné forme un droit inaliénable, autant les préjugés demeurent un facteur négatif capable de briser la convivialité, le vouloir-vivre-ensemble et la connaissance de l’autre. « Africa Must Unite ! », avait déjà écrit l’Osagyefo Kwamé N’Krumah. Bien avant lui, Marcus Garvey avait sérieusement milité pour le retour des Afro-Américains sur la terre de leurs ancêtres. Pour A. Chauprade, « les peuples sont enracinés par l’histoire dans des territoires déterminés » (1). Ki-Zerbo rappelle aux Africains que « sans identité, nous sommes un objet de l’histoire, un instrument utilisé par les autres : un ustensile » (2). C’est pour éviter de devenir « un ustensile » que deux auteurs livrent leur vision sur le double défi à relever par les Africains. S’identifier à ses origines tout en maîtrisant les us et coutumes de l’Autre constitue le challenge de Luka Lusala lu ne Nkuka et Bernard Fansaka Biniama. L’Afrique, incontestable berceau de l’Humanité D’aucuns n’ignorent que la polémique sur l’antériorité de la civilisation africaine a longtemps dominé le débat scientifique. Depuis Hegel jusqu’à Cheikh Anta Diop, beaucoup d’eau a coulé sous le pont de la vérité historique. Pourtant, affirme Ki-Zerbo, « l’Egypte est la fille naturelle des premiers temps de l’Afrique en tant que berceau de l’humanité, bien qu’on ait essayé de décrocher le du Proche-Orient » (3).
Par Noël OBOTELA Rashidi