(CONGO-AFRIQUE » Vie culturelle)
Analyse critique du régime de résiliation du Contratde Travail pour incarcération du travailleur :Situation en Droit congolais et regard sur les Droits français, belge et de certains pays de l’Afrique francophone
Introduction
Il y a déjà sept années écoulées depuis la promulgation de la loi n° 015/2002 du 16 octobre 2002 portant Code du Travail. Ce Code du Travail a intégré l’arsénal juridique du pays dans un contexte de grave crise politico-économico-sociale due à l’instabilité politique et institutionnelle sous la 2ème République, accrue par les années de guerres contre la République Démocratique du Congo par la coalition rwando-ougandaise.
En effet, les effets néfastes de cette situation sont allés se déverser dans ce gros vase qu’est le social où règnent misère croupissante, chômage, absence d’épargne conduisant à une perte du minimum de sécurité sociale.
Cependant, « Mosala ezali tata, ezali mama », dit un adage lingala. Ce qui signifie que le travail c’est le père, c’est la mère. Ce dicton traduit en fait l’idée que sans le travail, l’homme ne vaut rien, il est sans dignité ; seul le travail valorise et sécurise l’homme (1).
Le travail, comme le souligne le Professeur Kumbu ki Ngimbi, est pour la grande majorité des individus la source principale de revenu et par-là d’autonomie. En tant qu’élément déterminant de la structuration des groupes sociaux, les plus structurés étant les professionnels (2), le travail devrait faire l’objet d’une protection particulière de la part des pouvoirs publics.
Par Jean-Michel KUMBU ki NGIMBI et André LOBO Kwete