Voici ma contribution au débat que pourrait susciter l’article de M. Kalala Bwabo sur « La prise en charge des enseignants par les parents » (*). Ce n’est pas sans quelque appréhension que j’apporte cette contribution, parce que, d’une part, j’ai pris depuis une dizaine d’années mes distances vis-à-vis de ce secteur malmené et que, d’autre part, je n’ai pas à ma disposition toute la documentation nécessaire pour parler de la question d’une manière approfondie. La question mériterait pourtant, nécessite même, d’être traitée d’une manière plus nuancée et documentée que ce qui se fait actuellement. Si j’interviens, ce n’est pas seulement, comme on a coutume de le dire, « par amour de la jeunesse », mais surtout par souci de l’avenir du pays ! Que peut être l’avenir d’un pays qui se veut « souverain » s’il laisse aller à tel point son enseignement à la dérive ?
1. Sans m’arrêter à quelques autres imprécisions et inexactitudes de l’article, j’en relève une qui me concerne personnellement. M. Kalala me fait dire que je « préconise plutôt le partenariat enseignants-parents » (p. 56) (1). Cela n’est pas exact. En réalité, je parle d’un partenariat à trois. Et je n’en parle pas comme une solution à préconiser, mais comme une réalité de fait généralement reconnue.
a) Il y a d’abord l’Etat qui, pour la raison que je viens d’évoquer plus haut, doit normalement veiller à avoir un bon enseignement ! Il fait, à cet effet, établir des programmes, contrôle la qualité de l’enseignement donné (programmes, inspections, ect.). Il décide aussi, selon sa convenance (!), des interventions financières (subsides, subventions, bourses, salaires, etc.). Je dis bien « selon sa convenance ». J’y reviendrai.